La région Bretagne signe un contrat d’objectif pour sécuriser l’emploi des professionnels du spectacle
13/01/2010
Mieux former les professionnels du spectacle et sécuriser leur carrière. Tel est le but du contrat d’objectif emploi formation que l’Etat, la région Bretagne et les représentants d’employeurs et salariés de la branche signeront mercredi 13 janvier.
Plus souvent intermittents que permanents, les professionnels du spectacle vivants consacrent une bonne part de leur temps à chercher des contrats lorsqu’ils ne travaillent pas. « Ils ont très peu de temps pour s’informer et trouver des formations », a expliqué Anne Ozer, chargée de l’emploi et de la formation à la direction de la culture de la région Bretagne, lundi 11 janvier, au Quotidien de la formation.
Le contrat d’objectifs fixe le cadre partenarial régional pour mettre en œuvre un plan d’actions concertées autour de quatre orientations stratégiques :
* observer et analyser le marché de l’emploi du secteur d’activité pour agir et anticiper.
* accompagner et anticiper les évolutions notamment au regard des besoins en emplois et qualifications et de l’avis en termes de formation exprimé par la branche professionnelle.
* sécuriser les parcours de formation et les trajectoires professionnelles.
* contribuer à la structuration et la mobilisation du secteur et à la lisibilité de ses métiers et parcours.
Parmi les initiatives prévues, une action de formation financée conjointement par le CNFPT et l’Opca de la branche (Afdas). « Il s’agit d’un module sur ‘l’accroche-levage’ (montage de décor, préparation d’une scène à l’extérieur, etc.) regroupant une quinzaine de stagiaires, issus de structures privées et publique", poursuit Anne Ozer. "Les agents des collectivités territoriales (théâtres municipaux, régies…) et les permanents et intermittents de structures privées ont les mêmes besoins. Le CNFPT et l’Afdas se sont donc associés ». En 2011, un parcours de formation sur une année (6 modules), regroupant entre 80 et 100 stagiaires, sera organisé sur le même principe.
Alors que la Région compte 1 900 salariés au régime général (CDI et CDD), 700 agents des collectivités territoriales (théâtres municipaux, régies…) et 3 400 intermittents du spectacle [1], « un certain nombre n’ont pas de diplômes car ils ont appris sur le tas », pointe Anne Ozer. Ce manque de qualifications reconnues contribue à la précarité des professionnels du spectacle vivant.
Aussi, parmi les objectifs retenus, l’accompagnement dans des dispositifs de Validation des acquis de l’expérience est une priorité. Les impétrants peuvent notamment passer un diplôme d’Etat d’enseignant (musique, chant, théâtre, etc.). « Nous souhaitons pouvoir mieux accompagner ceux qui souhaitent se lancer dans un parcours de VAE, en créant notamment un centre d’accompagnement », précise Anne Holzer.
Plus largement, « l’introduction massive des technologies nouvelles confrontent le secteur à des mutations importantes. Au regard de ces réalités, les professionnels du spectacle vivant souhaitent que soient mis en action des leviers permettant de restaurer la qualité de l’emploi, d’assurer son développement, d’améliorer les conditions de travail et d’organiser la structuration du secteur », souligne le contrat d’objectif.
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