Philippe Richert installe les Commissions thématiques de l’Association des Régions de France

Philippe Richert a installé mercredi 16 mars les 21 président.e.s des Commissions et Commissions déléguées de l’Association des Régions de France, lors d’une réunion au siège de l’ARF.

Remerciant les élus de leur investissement personnel bénévole, qui s’ajoute aux responsabilités exercées dans leur Région d’origine, le président de l’ARF a inscrit leur travail dans le nouvel environnement des Régions.

« Le travail de l’ARF va changer, les Régions vont changer, même celles qui n’ont pas changé de périmètre. Les Régions changent de taille. Des compétences nouvelles leur sont transférées par la loi NOTRe, avec les transports scolaires et interurbains, et les compétences économiques basculées des Départements vers les Régions », a rappelé Philippe Richert .

Il a ainsi noté que grâce au transfert de l’autorité de gestion sur lesfonds européens (FEDER, FEADER et une partie du FSE), les interventions de sa Région Alsace-Champagne Ardenne-Lorraine en matière de soutien à l’agriculture étaient passées de 17 à 115 millions d’€ par an. De manière plus générale, en France, sur la période 2024-2020, les Régions vont gérer 20,6 milliards d’euros, soit 77% des fonds européens.

Une nouvelle donne pour les Régions

« Les Régions vont prendre de l’importance dans l’organisation politique, territoriale et administrative du pays. Les lois qui ont été votées vont considérablement changer la donne », a souligné Philippe Richert. Aux côtés des intercommunalités,  elles aussi en croissance, « les Régions jouent un rôle de premier plan dans cette nouvelle organisation ».

Dans ce contexte, « l’ARF n’est plus une amicale de présidents de Conseils régionaux, elle devient le partenaire du gouvernement pour codécider des politiques », a poursuivi Philippe Richert, en insistant aussi sur l’apport de l’ARF en matière d’expertise pour les Régions. « Le Premier ministre l’a bien compris et un certain nombre de ministres aussi: le temps où l’Etat décidait et où les colllectivités appliquaient, ce temps est révolu ».

« L’Etat ne peut donner de nouvelles compétences et faire comme si rien n’avait changé », a-t-il dit, en citant en exemple la plate-forme en cours de négociation avec l’Etat  sur l’emploi, la formation professionnelle, l’apprentissage et le soutien aux PME et ETI.

« Et dorénavant l’ARF ira vers les responsables politiques européens pour porter la parole des territoires de France », a-t-il annoncé en faisant part de sa rencontre prévue le lundi suivant avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Dans ce cadre, les présidents des commissions sont les « porte-parole » de l’ARF dans leur domaine de compétence. « On n’est pas dans l’affrontement droite-gauche. Nous sommes dans un travail stratégique, politique, au service de nos territoires, au service de la France », a conclu Philippe Richert.

 

 

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