Rythmes scolaires : les Régions pour une vraie réforme

L’ARF manifeste son réel intérêt concernant le rapport sur les rythmes scolaires qui vient d’être remis à Luc CHATEL et notamment les orientations qui vont dans le sens d’un meilleur aménagement des temps de l’enfant et de l’adolescent.

A l’évidence des décisions doivent être prises pour corriger les déséquilibres des réformes scolaires renforcés par les graves erreurs commises depuis 2005, notamment avec l’instauration de la semaine de 4 jours à l’école primaire. Alors qu’en France l’organisation du temps scolaire ne favorise pas la réussite et l’épanouissement des enfants et adolescents, l’ARF demande à l’Etat de prendre ses responsabilités, en concertation avec tous les acteurs concernés. Des journées trop longues pour les enfants comme pour les adolescents, un mauvais équilibre entre les périodes de vacances et les périodes de travail constituent un facteur d’échec scolaire. Le travail personnel trop systématiquement situé hors du collège et du lycée conduit à creuser les inégalités entre les jeunes.

Favorables à une réforme, nous demandons au gouvernement que cette réforme se fasse dans la concertation avec les enseignants, les familles et les collectivités locales.

Parallèlement, l’accroissement de l’offre d’activités sportives, culturelles et l’encadrement du  travail personnel des élèves appelle une concertation réelle entre les collectivités territoriales et l’Etat. Cette réforme nécessite également la prise en compte par l’Etat des charges financières générées par le développement des activités éducatives, sportives et culturelles nouvelles qui seront proposées par les établissements scolaires.

Des questions très lourdes sont posées en matière de responsabilité juridique et surtout de financement : quel sera le coût des heures « d’accompagnement éducatif » qui doivent être proposées gratuitement aux élèves ? Quel sera le coût, en fonctionnement et en investissement, des plages d’ouverture plus grandes des collèges, des lycées et des équipements sportifs, culturels, informatiques ? A l’heure où le Gouvernement supprime chaque année des milliers de postes dans l’Education nationale, il ne peut être question de faire supporter aux collectivités locales les charges de cette réforme.

Alors que, après 25 années de décentralisation, l’Etat continue de prendre seul des décisions qui ont des répercussions sur le fonctionnement des établissements scolaires à la charge des Régions, le rapport a le mérite d’indiquer clairement que, désormais, ces politiques ne peuvent être mises en œuvre qu’en étroite concertation avec les collectivités territoriales ou à leur initiative.

Les Régions affirment la place désormais incontournable qu’elles occupent sur toutes les questions relatives à la formation des jeunes et à l’éducation. Elles prendront toute leur place dans la mise en œuvre d’une réforme si celle-ci relève vraiment les défis de l’égalité des chances, qu’elle est concertée et juste.

Juillet 05-2011_ARF re?action Rythmes scolaires